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Poursuivre la sécurisation de l’axe actuel et avancer sur la Nouvelle Route

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Près de 60 000 usagers de la route transitent chaque jour sur l’axe stratégique entre Saint-Denis et La Possession. Un axe relié par une infrastructure coincée entre la falaise et l’océan ; une infrastructure de près de 40 ans devenue obsolète, coûteuse et risquée pour tous les Réunionnais.

Rappel des mesures de précautions pour sécuriser la route actuelle

L’actuelle route du littoral, située au pied d’une falaise, est une voie à risques. Les 450 000 mètres carrés de filets déployés depuis des années par l’Etat et la Région ont contribué à limiter les risques mais ne sont pas efficaces contre les grands effondrements, comme celui dramatique du 24 mars 2006 qui a coûté la vie à 2 Réunionnais. Néanmoins les mesures de sécurisation mises en œuvre répondent à des exigences strictes pour limiter l’impact des événements, notamment climatiques :
- la pose des filets pour prévenir les chutes pierres et limiter les risques d’éboulis sur la route ;
- le basculement de la route en cas de fortes pluies (au delà de 30 mm de pluie en cumulé sur 24h, basculement côté mer de 24h ; au delà de 50 mm, basculement porté à 48 h) pour éloigner les usagers de la falaise fragilisée en temps de pluies.

La pose de ces équipements de sécurité, leur entretien et leur remplacement restent nécessaires, même s’ils ont un coût très élevé. Tous les experts ont conclu qu’on ne pouvait ni prévoir, ni anticiper ces phénomènes et que la route actuelle devait être abandonnée.

Une solution validée pour éloigner la route de la falaise

La solution, validée par l’Etat, a consisté à écarter la route de la falaise. C’est ce projet que l’Etat a transféré à la Région Réunion le 1er janvier 2008 avec la compétence des routes nationales. Face à cette situation d’urgence, la Collectivité régionale a fait le choix en 2010 de la construction de la Nouvelle Route du Littoral (NRL) avec une emprise supplémentaire pour un transport collectif en site propre (TCSP), transformant ainsi le projet routier en une infrastructure multimodale. Le choix du tracé maritime a été effectué en 1999 puis confirmé en 2006. Au regard de l’importance que revêt cette liaison au niveau de l’île, cette solution est la mieux adaptée au problème de sécurité. Après 20 ans d’études, d’expertises, de consultations et de débats publics, la nécessité d’une nouvelle infrastructure se confirme. La Nouvelle Route du Littoral répond aux divers enjeux de cet axe, tant au plan technique, financier que environnemental.

RAPPEL :
Coût d’exploitation et d’entretien de la route actuelle par rapport à celui de la Nouvelle Route du Littoral

Route du Littoral actuelle : 6 millions d’euros/an

Nouvelle Route du Littoral : 3 millions d’euros/an


ELLE TÉMOIGNE...

"Comme dans la plupart des milieux montagneux, la géologie et la morphologie de la falaise qui surplombe la route du littoral en font un environnement naturel propice aux phénomènes gravitaires : éboulements et chutes de blocs. Les pluies intenses, comme celles que nous avons connu ces derniers jours, constituent généralement l’élément déclencheur des éboulements / chutes de blocs, notamment par infiltration et ruissellement d’eau avec augmentation de la pression interstitielle dans des formations déjà très altérées et fracturées.
Ces facteurs climatiques contribuent de façon générale à une fragilisation des massifs rocheux et donc à une augmentation globale du niveau d’aléa, c’est à dire du danger associé à cet environnement.
Les dispositifs de protections présents actuellement (filets, grillages, fosses, gabions ...) permettent de sécuriser la falaise et donc la route en contrebas, en guidant notamment grâce aux filets la plupart des chutes de blocs vers les fosses derrières les gabions. Ces protections ont permis de réduire considérablement le nombre de phénomènes ayant atteint la chaussée ces dernières années. Il ne permettent cependant pas de retenir des éboulements de grande ampleur.
La plupart des blocs et petits éboulements sont guidés par les filets et atteignent ainsi les fosses derrière les gabions. Malheureusement, certains secteurs ne sont pas couverts par ces dispositifs de protection. Par ailleurs, certain éboulements plus volumineux ne peuvent être retenus par les dispositifs actuels. Dans ces situations, la route et ses usagers sont directement exposés aux chutes de blocs, éboulements et éclats de roches."

Séverine Bes de Berc,
Directrice du BRGM